comment bien choisir son disque dur multimédia ?

Le disque dur multimédia permet de lire des vidéos ou des fichiers audio, sans devoir connecter son ordinateur à son téléviseur. Voici quelques indications pour choisir le modèle qui vous convient.

Qu’est-ce qu’un disque dur multimédia ?

Au départ, ce type de périphérique n’était rien d’autre qu’un disque dur externe, équipé d’un petit système d’exploitation permettant d’enregistrer ou de lire des vidéos et de les diffuser sur un écran via une connectique complète : prise coaxiale, HDMI, mini-USB, etc. En parallèle, il existait des passerelles multimédias, qui autorisaient la diffusion sur la télévision de fichiers vidéo stockés à distance (ordinateur ou internet, par exemple).

Aujourd’hui, la plupart des disques durs multimédias offrent ces deux fonctions. C’est d’ailleurs l’un des critères d’achat principal, car la différence de prix, entre les disques durs exclusifs et ceux offrant des fonctions de passerelles, est souvent de quelques dizaines d’euros.

Quels sont les critères à prendre en compte au moment du choix ?

La capacité de stockage

Les fichiers vidéos pesant parfois plusieurs dizaines de giga-octets, il est indispensable de choisir un modèle d’au moins 1 To. Ceci vous permettra d’enregistrer des émissions ou des films au format HD, tout en pouvant sauvegarder une partie de votre vidéothèque de Blu-Ray.

La connectique réseau

Il est indispensable que la technologie de transfert de données soit de dernière génération. On veillera donc à choisir un disque dur doté d’une prise USB 3.0 et d’un module WiFi de bonne qualité. Parfois absente, la connexion filaire ethernet peut sauver la mise. Il reste ensuite à se renseigner sur les protocoles réseaux disponibles (DLNA, UPnP ou NAS) et leur facilité de mise en œuvre, en fonction de vos équipements.

La connectique vidéo

Le minimum est composé de sorties :

– HDMI

– Coaxiale

– Composite

– Mini ou Micro USB

La sortie coaxiale est pratique, lorsque vous souhaitez connecter votre disque dur à un amplificateur ou un projecteur multimédia relativement ancien.

Le type de fichiers supportés et le format de sortie

Il est parfois très complexe de rajouter des CODECs sur ce type de matériel. Il est donc important que votre disque dur lise les fichiers vidéo H.264, MPEG, Xvid, AVS HD, etc. Pour l’audio, on privilégiera les formats : MP3, WMA, OGG, WAV et FLAC.

Pour le format de sortie, on vérifiera bien que le Full HD est présent (1920×1080 pixels) et, sur les modèles les plus coûteux, que la 4K (3840×2160 pixels) soit supportée.

Le système d’exploitation et les widgets présents

Il faudra s’assurer que la facilité d’utilisation est au rendez-vous, au niveau de l’interface qui s’affiche sur le téléviseur. On vérifiera également sa fluidité et s’il faut ou non qu’un ordinateur soit connecté pour créer de nouvelles playlists.

Sous le nom widget se cachent les petits modules permettant de se connecter à différents services internet comme Facebook, ou, plus intéressant, YouTube. Avec ce dernier, vous pourrez visionner les vidéos du site directement sur votre téléviseur.

Bon à savoir : L’arrivée de Netflix en France fait bouger le segment de la télévision en flux continu. Il peut donc être judicieux de choisir un disque dur multimédia comme le Egreat A10 fonctionnant sous Android. Cela permettra de télécharger les applis des opérateurs.

La possibilité de connecter un périphérique de stockage externe

Cela est notamment vrai si vous possédez un téléviseur qui ne possède pas d’entrée USB de dernière génération ou qui ne supporte pas les cartes SD à haut débit.

La compatibilité avec les ordinateurs, smartphones et tablettes

La conception de certains disques durs multimédias remontant à 2009 ou 2010, tous ne sont pas compatibles avec les systèmes d’exploitation des appareils mobiles. Cela permet pourtant de transférer des données via un câble USB ou Wifi.

Souvent proposé entre 150 et 230 euros, le disque dur multimédia permet de donner une nouvelle vie à son téléviseur d’ancienne génération. Il pallie aussi l’absence de lecteur DVD ou Blu-Ray.

Les points clés à retenir :

• Choisir un disque dur qui fait aussi office de passerelle

• Privilégier les systèmes d’exploitation évolutifs

 Vérifier la connectique et les formats supportés

Quelle utilisation pour votre disque dur multimédia ?

Avant de vous équiper, sachez qu’il existe un grand nombre de critères à prendre en compte. Ce guide vous donne les clés qui vous permettront d’effectuer la meilleure acquisition.

Un modèle pour enregistrer

Votre disque dur multimédia vous servira à enregistrer du contenu issu de diverses sources.

  • L’une d’entre elles peut être la TNT : assurez-vous alors que votre boîtier est équipé d’un Tuner TNT, HD si possible ;
  • Une connectique en entrée importante (composite, S-Vidéo) vous permettra de capturer le signal issu d’autres appareils ;
  • Un disque dur d’une capacité importante est évidemment requis.

Concernant les possibilités d’enregistrement, l’acquisition au format MPEG-4 avec différents degrés de compression est un plus indéniable, puisque vos vidéos seront moins volumineuses qu’avec le traditionnel format MPEG-2.

  • La possibilité de programmer un enregistrement, via l’Electronic Program Guide (EPG) par exemple, offre une simplicité de fonctionnement appréciable.
  • La fonction de lecture différée (Time Shifting), qui permet de stopper et de reprendre la diffusion d’un programme télévisuel, est également une option intéressante.

Une sélection de boîtiers multimédia pour enregistrer dans notre comparateur de prix !

Un modèle pour lire les contenus stockés dans un ordinateur

Vous voulez utiliser un boitier multimédia pour lire des vidéos, des fichiers audio ou des photos qui sont stockés dans un ordinateur de votre réseau.

  • La présence d’un disque dur n’est pas nécessaire puisque le contenu se trouve sur votre ordinateur
  • En contre-partie, votre boîtier doit absolument comporter une prise Ethernet
  • La connectique Wi-Fi est plus rare, mais elle existe également (elle est parfois proposée de façon optionnelle). Attention toutefois : les débits atteints sont parfois insuffisants pour lire les fichiers HD volumineux.
  • La prise en charge de l’UPnP ou du DLNA est un avantage certain si vous souhaitez partager le contenu de votre PC ou de votre Home Server avec votre disque multimédia.À défaut de connexion réseau, votre boîtier peut également lire le contenu d’un disque dur externe. Dans ce cas, il doit être pourvu d’une connectique USB 2.0, voire 3.0, ou encore d’une entrée e-SATA.

Une sélection de boîtiers multimédia connectés au PC dans notre comparateur de prix !

      • Un modèle pour partager ou télécharger

        Vous êtes accroc au FTP et/ou pratiquez le peer-to-peer pour partager vos contenus.

          • Certains modèles disposent d’un client torrent à même de télécharger ou d’uploader de façon autonome ;
          • Parfois, un serveur FTP est également présent. Ce dernier permet de partager facilement des fichiers;
          • Certains modèles sont même capables de télécharger sur les newsgroups (il faut parfois ajouter des plug-ins additionnels).

        Les modèles les plus évolués sont souvent basés sur un noyau Linux. Ils permettent parfois d’accroitre les fonctionnalités via l’ajout de plug-ins.

        Attention, les boitiers avancés ne sont pas forcément les plus simples à prendre en mains. Il est parfois nécessaire d’écumer des forums anglophones pour parvenir à ses fins.

    Un modèle pour votre TV HD

    Vous souhaitez relier votre disque dur multimédia à un écran plat Haute Définition.

      • Votre boîtier doit impérativement être pourvu d’une sortie HDMI ;
      • Si la ou les entrées HDMI de votre écran sont occupés, privilégiez la connectique YUV, à même d’afficher des signaux HD ;
      • Dans ce cas, le son sera véhiculé par un câble annexe (RCA ou mieux, S-PDIF) vers un amplificateur.
      • La connectique ne fait pas tout, assurez-vous que tous les principaux formats de fichier vidéo HD sont bien pris en charge (voir chapitre dédié);

Enfin, les fonctions de traitement de l’image et notamment de mise à l’échelle (upscaling) seront nécessaires pour afficher un contenu de résolution standard de façon propre sur un écran large.

La question des formats

Il est éminemment important que votre boîtier multimédia soit compatible avec un maximum de fichiers possibles. Concernant, les codecs vidéo, les plus répandus sont le DivX, x264, WMV9, XviD, MPEG-1, 2 et 4, tandis que les principaux conteneurs à prendre en compte sont les formats AVI, MKV, MP4, WMV et MOV.

Pour l’audio, votre boîtier doit gérer la compression et MP3, AC3, PCM, WMA, AAC, M4A ainsi que si possible, le FLAC et le Ogg. Pour les films, le support du DTS (5.1) évitera les soucis d’incompatibilité. Certains boitiers HD ont des carences en matière de codec audio. Sans une compatibilité parfaite, l’appareil ne sera pas capable d’ouvrir le fichier. Dans ce cas, au mieux, vous pourrez espérer regarder le film sans la bande-son.

Prenez également soin de vérifier que les sous-titres sont pris en compte, qu’ils soient au format srt, sub, ssa ou txt. Enfin, en ce qui concerne les images, c’est bien évidemment le format JPEG qui devra être géré par le disque dur multimédia.